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May 28
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Johanne .

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Je suis taquine,souriante et spontanée.Intolérante,trop franche.

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Superbe chanson d'amour par mon chanteur préféré
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August 04

Suite de mes petits côtés héréditaires...

Je voudrais vous dire, tout simplement: Je n'aimes pas vivre avec cela, mais je dois accepter de vivre avec cela....Même si je ne le voulais pas, cela fait partie de moi...L"héridité n'est pas un choix, mais un ''quelque chose" que la vie nous transmet. 

Escarres et plaies des membres inférieursCertaines personnes âgées ou malades souffrent de plaies ouvertes aux membres inférieurs ou d'escarres (communément appelées ' plaies de lit ').

La formation de ces plaies (ou ulcères) est provoquée par la destruction (nécrose) des tissus de la peau à la suite d'un problème de circulation sanguine : les tissus ' meurent ' parce qu'ils ne sont plus nourris. La circulation sanguine comprend les artères et les veines, qui ont des fonctions différentes.



À partir du cœur, les artères distribuent le sang frais dans tout l'organisme. Quant à elles, les veines servent à ramener le sang vers le cœur et les poumons afin qu'il soit purifié et qu'il retourne dans l'organisme par les artères.

Il existe trois types d'ulcères : les ulcères veineux ou variqueux (les plus courants), les ulcères artériels et les escarres. Les ulcères veineux et artériels peuvent être provoqués par de petits traumatismes, comme, par exemple, un coup sur le mollet, la friction d'un soulier trop serré ou des fissures de la peau. Toutefois, dans les cas graves, la mauvaise circulation sanguine peut à elle seule entraîner une destruction de la peau, donc une plaie.



Pour leur part, les escarres touchent surtout les personnes alitées et celles qui utilisent un fauteuil roulant. Elles sont localisées aux points de contact avec le lit ou le fauteuil roulant. Dans leur cas, c'est la pression exercée à ces endroits du corps qui entraîne une mauvaise circulation sanguine et un manque d'oxygénation de la peau, d'où la nécrose des tissus.



La malnutrition, le vieillissement et le diabète, bien qu'ils ne causent pas directement les ulcères, rendent leur guérison plus difficile et plus lente. De fait, lorsqu'il y a malnutrition, l'organisme manque des protéines essentielles à la régénération des tissus de la peau. Quant au vieillissement, il diminue graduellement la capacité du corps à reconstruire les cellules de la peau.



Pour finir, les diabétiques ont souvent une mauvaise circulation sanguine et une atteinte des nerfs, ce qui les empêche de ressentir la douleur causée par les plaies et, parfois, la présence même de ces plaies.



Tous les types d'ulcères se ressemblent beaucoup, mais ils comportent certaines différences. Voici comment ils se présentent :



Ulcère veineux ou variqueux

    • cratère (trou dans la peau), rebords irréguliers rougeâtres, tissu jaunâtre ou verdâtre au milieu ;
    • assez volumineux ;
    • douloureux ;
    • habituellement situé au mollet ou à la cheville ;
    • apparition de varices, enflure des pieds et décoloration brunâtre autour des chevilles sont des signes avant-coureurs, car ils indiquent une mauvaise circulation dans les veines.

Ulcère artériel
    • cratère (trou dans la peau), rebords irréguliers, tissu jaunâtre, verdâtre ou même noir au milieu ;
    • gros comme un petit pois ;
    • très douloureux ;
    • situé aux extrémités des membres inférieurs (orteils, talons) ;
    • la peau autour de l'ulcère est souvent mince, pâle et froide et les ongles des orteils sont très épais parce qu'il n'y a pas assez de sang pour nourrir les extrémités ;
    • une douleur dans les mollets quand on marche et qui disparaît au repos est un signe avant-coureur, car elle indique une mauvaise circulation sanguine dans les artères.

Escarre
    • cratère (trou dans la peau), rebords bien délimités, tissu jaunâtre, verdâtre ou même noir au milieu ;
    • assez volumineux ;
    • très douloureux ;
    • situé au bas du dos, aux talons et aux coudes ;
    • avant l'apparition des plaies, on peut constater une rougeur et une enflure aux points de pression.


 

13/11/2001

Dr Isabelle Morissette, Microbiologiste - infectiologue

Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001

Mes petits côtés héréditaire, mais qui font partie de ma vie!

Thrombose, inflammation d’une veine, phlébite, thrombophlébite

Causes et facteurs de risque 
Les manifestations et symptômes 
Que peut-on faire soi-même? Prévenir 
Quand faut-il appeler le médecin? 
Autres informations et adresses 

On entend par thrombus un caillot sanguin qui se forme sur la paroi interne d’un vaisseau sanguin, plus rarement du cœur. Le procédé débute avec la formation d’agrégats de plaquettes sur lesquels se déposent des protéides coagulants. La couche de sang coagulé ainsi formée, le thrombus, rétrécit la lumière du vaisseau ou l’obstrue complètement. Ce processus s’appelle thrombose.

Les thromboses se forment de préférence dans les veines des jambes et du bassin. En cas de troubles du rythme cardiaque et de calcification des artères (artériosclérose), il peut se former de la même manière des thrombus dans le cœur et dans les artères. Les femmes font plus souvent des thromboses que les hommes. Le risque de récidives est très élevé.

Lorsqu’un thrombus se détache en partie ou entièrement de l’endroit où il s’est formé, il se met à migrer avec la circulation sanguine, il devient un „embole“. Ce dernier finit par rester coincé dans un vaisseau sanguin plus étroit où il interrompt de manière pulsative le flux sanguin qui approvisionne tel ou tel organe. Cet accident s’appelle embolie,  une des complications graves de la thrombose.

Causes et facteurs de risque

Normalement le sang ne se coagule pas dans les vaisseaux sanguins et dans le cœur. Parmi les conditions qui favorisent la thrombose, on peut citer les troubles de la circulation sanguine, une altération de la paroi interne des veines, des artères ou du cœur ou une formation accrue de facteurs coagulants.

  • Troubles de la circulation sanguine
    Il s’agit d’un ralentissement ou de l’arrêt complet du flux sanguin. Lorsqu’il se produit dans les veines,  c’est souvent dû à une surcharge pondérale et à un manque de mouvements et d’exercices physiques, par exemple quand quelqu’un est alité (en cas de maladie grave, après des opérations), qu’il porte un plâtre, lorsqu’il est longtemps assis, qu’il souffre de faiblesse cardiaque (insuffisance cardiaque) et qu’il souffre de  varices. Dans le cœur, le sang peut se bloquer dans les oreillettes et y créer des thromboses, lorsque les oreillettes ne se contractent plus correctement, par exemple en cas de palpitations et de tachycardie.
    Le risque de thrombose dans les veines des jambes augmente lors des voyages en avion sur de grandes distances, surtout si quelqu'un souffre déjà de varices ou de surcharge pondérale. Le cas échéant le médecin prescrira déjà avant le départ un médicament pour fluidifier le sang.

  • Altération des parois des vaisseaux sanguins et de la tunique interne du cœur ou endocarde.
    L’altération directe de la paroi interne est provoquée dans les veines par des blessures, des pressions et des contusions, dans les artères, par l’artériosclérose et des blessures, dans le cœur, par un infarctus.
    Le fait de fumer favorise la calcification des artères (même du cœur) et du même coup la formation de thromboses artérielles et d’infarctus. Les diabétiques courent également un plus grand risque de faire des thromboses.

  • Tendance accrue de coagulation
    Les affections cancéreuses, certaines maladies du sang (polycythémie), la grossesse et les inhibiteurs de l’ovulation (pilules contraceptives) augmentent la tendance du sang à coaguler. Sont donc doublement en danger, les femmes qui fument tout en prenant la pilule.

Très souvent il n’est guère possible de déceler la cause actuelle.

Après des blessures, des opérations et un accouchement, le risque de thrombose est plus grand à cause de plusieurs facteurs susmentionnés. Raison pour laquelle la prophylaxie exige que l’on diminue la capacité de coagulation du sang ou, comme dit le langage populaire, que l’on „dilue le sang“, même chez des personnes jeunes.

Les manifestations et symptômes

La thrombose superficielle des veines de la jambe
agit comme une irritation qui aboutit à une inflammation des veines. Elle se manifeste par des douleurs localisées, un échauffement et des rougeurs, un sentiment de pesanteur et d’enflure pâteuse suite à une accumulation de liquide (oedème). L’enflure se situe au-dessus de la veine thrombosée, parfois l’enflure s’étend au mollet et au pied. Tous ces symptômes ne sont pas toujours réunis.

Thrombose profonde des veines de la jambe
S’il s’agit de thrombose et d’inflammation des veines profondes de la jambe, on constate des symptômes comme de fortes enflures, une sensation de tension et d’éclatement, des douleurs intenses avec tiraillements qui se renforcent dès que l’on bouge, une accélération du pouls, de la fièvre et un mauvais état général. La jambe devient bleue. Le risque d’embolie est très important.
Séquelles: Très souvent, à la suite d’une thrombose des veines profondes de la jambe, il se produit ce qu’on appelle le syndrome post-thrombotique, aussi appelé insuffisance veineuse chronique (IVC). Il s’agit d’un trouble permanent du reflux du sang vers le cœur suite à l’altération définitive des valvules. Il en résulte des enflures permanentes, des varices, une inflammation chronique de la peau avec décoloration et formation d’ulcères.

Thromboses dans les veines du bassin
Elles sont particulièrement sournoises, car elles ne présentent guère de symptômes avant de provoquer tout à coup une embolie pulmonaire. Elles surviennent de préférence chez les personnes alitées après une opération ou en cas de maladie exigeant de garder le lit ou encore après un accouchement.

Obstruction thrombotique des artères
Elle a souvent une évolution dramatique aux extrémités (comme pour une embolie), avec des douleurs vives très brusques, absence de pouls, pâleur et refroidissement. L’obstruction thrombotique d’une artère coronaire provoque l’infarctus; l’obstruction d’une artère cervicale, provoque l’apoplexie.

Le risque de thrombose dans les veines des jambes augmente lors des voyages en avion sur de grandes distances, surtout si quelqu'un souffre déjà de varices ou de surcharge pondérale. Le cas échéant le médecin prescrira déjà avant le départ un médicament pour fluidifier le sang.

Que peut-on faire soi-même? Prévenir

  • Les exercices physiques stimulent la circulation du sang dans les jambes. Il est recommandé aux personnes dont la profession exige qu’elles restent longtemps debout (personnel de vente) et qui présentent des facteurs de risque (surpoids, varices) de porter des bas de contention, même en été. Quand on est longtemps assis (lors d’un voyage en avion ou en voiture), il faut régulièrement faire quelques pas ou de la gymnastique. Certaines applications Kneipp sont également d’excellentes mesures de prévention.

  • Ne pas fumer, surtout lorsqu’on prend des hormones féminines (inhibiteurs de l’ovulation)

  • Les personnes dont on connaît les facteurs de risques (varices, surpoids, certaines maladies cardio-vasculaires, thromboses antérieures) devraient consulter le médecin et envisager en guise de prophylaxie une médication à base d’anticoagulants.

  • Remèdes de famille On peut les utiliser à côté des mesures prescrites par le médecin.

Quand faut-il appeler le médecin?

Les symptômes qui laissent soupçonner une thrombose (voir plus haut) sont une raison suffisante pour consulter immédiatement un médecin.
Il est très important de traiter au plus vite afin d’éviter que le thrombus ne continue à s’étendre, mais également pour prévenir une embolie et des séquelles localisées.

Pour déceler  une thrombose profonde, on utilise, en dehors de l’examen clinique et des antécédents, une méthode aux ultrasons ou un examen radiologique avec un produit de contraste. La thérapie dépend de l’endroit, de la réaction inflammatoire, de l’étendue et de l’âge de la thrombose.

  • En cas de thromboses superficielles  aux extrémités, le risque d’embolie est réduit, il suffit souvent d’un traitement localisé et d’exercices physiques (marche) pour activer la circulation sanguine.

  • Pour les thromboses des veines profondes de la jambe et du bassin le risque d’embolie est plus sérieux. Il faut intervenir tout de suite en administrant des médicaments anticoagulants. Il est souvent nécessaire d’hospitaliser la personne et de la faire se reposer pendant quelques jours au lit en relevant la jambe de façon appropriée.

  • On réserve la dissolution médicamenteuse des caillots thrombotiques (thrombolyse) et l’extraction chirurgicale des thrombus (thrombectomie) aux cas plus récents. Ces cas sont toujours des cas d’urgence. Quand il s’agit d’un infarctus du myocarde, la rapidité de la thrombolyse peut sauver la vie du patient: il est souhaitable que l’intervalle de temps jusqu’au début du traitement ne dépasse pas une heure.

Autres informations et adresses

Auteurs: Dr Ute Hopp, Pr Dr Jürg Baltensweiler
Traduction: Gérard Gullung
Illustrations: Monsieur Eduard Imhof, Lucerne Dernière actualisation: 06.3.2007

August 03

Amitié,Amour,Aimer.....

Amitié

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Ami (homonymie).
wikt:

Voir « amitié » sur le Wiktionnaire.

Au bord du ruisseau, peinture de William Bouguereau - XIXe siècle)
Au bord du ruisseau, peinture de William Bouguereau - XIXe siècle)

L'amitié est une inclination réciproque entre deux personnes (ou plus) n'appartenant pas à la même famille.

Le meilleur ami est, comme son nom l'indique, l'ami d'une personne avec qui elle a tissé des liens privilégiés qui surpassent les liens qui l'unissent aux autres personnes. L'amitié en son état pur est inconditionnelle, c'est à dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe. Ainsi l'amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d'esprit, un lien particulier qui unit deux êtres.


Sommaire

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Approche psycho-philosophique [modifier]

En Occident [modifier]

Aristote distinguait trois sortes d'amitié :

  • l'amitié en vue du plaisir ;
  • l'amitié en vue de l'intérêt ;
  • l'amitié des hommes de bien, semblables par la vertu.

Pour Aristote, la seule véritable amitié est l'amitié vertueuse. Cette dernière est recherchée par tout homme, même si tout homme ne la rencontre pas nécessairement. Elle peut naître entre deux individus d'« égale vertu » selon le philosophe et se distingue de l'amour en cela que l'amour crée une dépendance entre les individus. Toujours selon Aristote, l'ami vertueux (« véritable ») est le seul qui permet à un homme de progresser car l'ami vertueux est en réalité le miroir dans lequel il est possible de se voir tel que l'on est. Cette situation idéale permet alors aux amis de voir leur vertu progresser, leur donnant ainsi accès au bonheur, notion évoquée dans le dernier livre de l'Éthique à Nicomaque et qui est, pour Aristote, la plus importante.

Aristote pose ainsi l'amitié (véritable) comme pré-requis indispensable pour accéder au bonheur.

La relation d'amitié est aujourd'hui généralement définie comme une sympathie durable entre deux personnes. Elle naîtrait notamment de la découverte d'affinités ou de points communs : plus les centres d'intérêts communs sont nombreux, plus l'amitié a de chances de devenir forte. Elle implique souvent un partage de valeurs morales communes.

Une relation d'amitié peut prendre différentes formes ; de l'entraide, l'écoute réciproque, à l'échange de conseils, au soutien, en passant par le partage de loisirs.

  • “[...] L’amour fait communiquer et unit ce qui sinon ne se rencontrerait jamais; la communication fait aimer ce qui sinon ne se rencontrerait jamais” Edgar Morin, dans le tome 1 de "La méthode" (la nature de la nature, 1977), page 256 (Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points 1981)

François de Sales [modifier]

Dans Introduction à la vie dévote (1619) François de Sales écrit : L'amour tient le premier rang entre les passions de l'âme: c'est le roi de tous les mouvements du coeur, il convertit tout le reste à soi et nous rend tels que ce qu'il aime. Prenez donc bien garde, ma Philothée, de n'en point avoir de mauvais, car tout aussitôt, vous seriez toute mauvaise. Or l'amitié est le plus dangereux amour de tous, parce que les autres amours peuvent être sans communication [échange et participation], mais l'amitié étant totalement fondée sur icelle, on ne peut presque l'avoir avec une personne sans participer à ses qualités [manières d'être]. Tout amour n'est pas amitié car, 1. On peut aimer sans être aimé, et lors il y a de l’amour, mais non pas de l’amitié, d’autant que l’amitié est un amour mutuel, et s’il n’est pas mutuel ce n’est pas amitié; 2. Et ne suffit pas qu’il soit mutuel, mais il faut que les parties qui s’entr’aiment sachent leur réciproque affection, car si elles l’ignorent elles auront de l’amour, mais non pas de l’amitié. 3. Il faut avec cela qu’il y ait entre elles quelque sorte de communication qui soit le fondement de l’amitié. [1]

De Montaigne à Teilhard de Chardin [modifier]

Raphaël, Autoportrait avec un ami, 1517-1519
Raphaël, Autoportrait avec un ami, 1517-1519

Le texte suivant est bien connu mais on n'en fait souvent qu'en lire le premier paragraphe:

« Au demeurant, ce que nous appellons ordinairement amis et amitiez, ce ne sont qu'accoinctances et familiaritez nouees par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos ames s'entretiennent. En l'amitié dequoy je parle, elles se meslent et confondent l'une en l'autre, d'un meslange si universel, qu'elles effacent, et ne retrouvent plus la cousture qui les a joinctes. Si on me presse de dire pourquoy je l'aymoys, je sens que cela ne se peut exprimer, qu'en respondant : Par ce que c'estoit luy, par ce que c'estoit moy.[1] »

Plus que le patron des amitiez molles et regulieres [modifier]

La suite met l'accent sur une dimension que l'on pourrait appeler "extraordinaire" de l'amitié car elle ne s'exprime pas souvent de cette manière:

«  (...) à nostre premiere rencontre, qui fut par hazard en une grande feste et compagnie de ville, nous nous trouvasmes si prins, si cognus, si obligez entre nous, que rien des lors ne nous fut si proche, que l'un à l'autre. Il escrivit une Satyre Latine excellente, qui est publiee : par laquelle il excuse et explique la precipitation de nostre intelligence, si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé (car nous estions tous deux hommes faicts : et luy plus de quelque annee) elle n'avoit point à perdre temps. Et n'avoit à se regler au patron des amitiez molles et regulieres, aus quelles il faut tant de precautions de longue et preallable conversation. Cette cy n'a point d'autre idee que d'elle mesme, et ne se peut rapporter qu'à soy. Ce n'est pas une speciale consideration, ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille : c'est je ne sçay quelle quinte-essence de tout ce meslange, qui ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne, qui ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne : d'une faim, d'une concurrence pareille. Je dis perdre à la verité, ne nous reservant rien qui nous fust propre, ny qui fust ou sien ou mien.[2] »

Le mélange des volontés fait songer à ce que dit Teilhard de Chardin dans Le milieu divin:

«  J'ai ardemment goûté la joie surhumaine de me rompre et de me perdre dans l'âme de ceux à qui me destinait la bien mystérieuse dilection humaine.  »

Le divin dans l'amitié d'Augustin à Montaigne [modifier]

En fait, Montaigne écrivait déjà des lignes aussi fortes - sinon même plus fortes - que le célèbre jésuite à propos de la Boétie:

«  Quand Lælius en presence des Consuls Romains, lesquels apres la condemnation de Tiberius Gracchus, poursuivoient tous ceux qui avoient esté de son intelligence, vint à s'enquerir de Caius Blosius (qui estoit le principal de ses amis) combien il eust voulu faire pour luy, et qu'il eust respondu : Toutes choses. Comment toutes choses ? suivit-il, et quoy, s'il t'eust commandé de mettre le feu en nos temples ? Il ne me l'eust jamais commandé, repliqua Blosius. Mais s'il l'eust fait ? adjousta Lælius : J'y eusse obey, respondit-il. S'il estoit si parfaictement amy de Gracchus, comme disent les histoires, il n'avoit que faire d'offenser les Consuls par cette derniere et hardie confession : et ne se devoit departir de l'asseurance qu'il avoit de la volonté de Gracchus. Mais toutesfois ceux qui accusent cette responce comme seditieuse, n'entendent pas bien ce mystere : et ne presupposent pas comme il est, qu'il tenoit la volonté de Gracchus en sa manche, et par puissance et par cognoissance. Ils estoient plus amis que citoyens, plus amis qu'amis ou que ennemis de leur païs, qu'amis d'ambition et de trouble. S'estans parfaittement commis, l'un à l'autre, ils tenoient parfaittement les renes de l'inclination l'un de l'autre : et faictes guider cet harnois, par la vertu et conduitte de la raison (comme aussi est il du tout impossible de l'atteler sans cela) la responce de Blosius est telle, qu'elle devoit estre. Si leurs actions se demancherent, ils n'estoient ny amis, selon ma mesure, l'un de l'autre, ny amis à eux mesmes. Au demeurant cette response ne sonne non plus que feroit la mienne, à qui s'enquerroit à moy de cette façon : Si vostre volonté vous commandoit de tuer vostre fille, la tueriez vous ? et que je l'accordasse : car cela ne porte aucun tesmoignage de consentement à ce faire : par ce que je ne suis point en doute de ma volonté, et tout aussi peu de celle d'un tel amy. Il n'est pas en la puissance de tous les discours du monde, de me desloger de la certitude, que j'ay des intentions et jugemens du mien : aucune de ses actions ne me sçauroit estre presentee, quelque visage qu'elle eust, que je n'en trouvasse incontinent le ressort. Nos ames ont charié si uniment ensemble : elles se sont considerees d'une si ardante affection, et de pareille affection descouvertes jusques au fin fond des entrailles l'une à l'autre : que non seulement je cognoissoy la sienne comme la mienne, mais je me fusse certainement plus volontiers fié à luy de moy, qu'à moy.  »

Je me fusse certainemement plus volontiers fié à luy de moy, qu'à moy fait nécessairement songer à la parole de Saint-Augustin sur Dieu: Intimior, intimo mihi [Dieu m'est plus intime à moi-même qu'à moi-même] [3]

Une conduite morale cependant impossible à universaliser [modifier]

Examinant les différentes formes de mépris social Axel Honneth, distingue dans Intégrité et mépris [4] a) les humiliations physiques par le viol ou la torture de la personnalité individuelle, b) l'exclusion sociale c) le mépris pour des formes de réalisation de soi. La première forme est le traitement humain le plus dégradant car dit-il, ce mépris dépouille l'être humain de l'autonomie physique dans son rapport à lui-même et il détruit par là même une composante élémentaire de sa confiance au monde[5]. Une telle destruction exige une forme de reconnaissance que Hegel appela dans sa jeunesse et sa phase romantique l' amour et qui concerne l'amitié.

Les besoins et les affects ne peuvent être confirmés que si on les satisfait directement et par conséquent la reconnaissance doit prendre la forme d'une approbation et d'un encouragement affectifs, ce qui ne se peut que dans une relation de reconnaissance où des personnes en chair et en os se portent des sentiments d'estime particuliers. A partir de là, l'individu peut adopter à son égard une attitude de confiance en soi, notamment dans l'expression de ses besoins et émotions. Ce mode de rapport - dans lequel on peut inclure l'amitié - n'est pas généralisable, notamment parce que ces attitudes ne peuvent être exigibles des individus comme on en peut exiger l'obéissance à la loi, aux valeurs de solidarité etc. Honneth écrit donc à propos de l'amitié

«  Ce mode de rapport de reconnaissance n'est pas généralisable au-delà du cercle des relations sociales primaires telles qu'elle apparaissent dans les liens affectifs de type familial dans les amitiés ou dans les relations amoureuses. Puisque les attitudes d'affirmation émotionnelle sont liées à des présuppositions de sympathgie et d'attrait qui ne sont pas à la disposition des individus, ces attitudes ne peuvent être indéfiniment étendues pour couvrir un nombre toujours plus grand de partenaires d'interaction. Cette attitude de reconnaissance implique donc un particularisme moral qu'aucune tentative d'universalisation ne peut faire disparaître. [6] »

En Orient [modifier]

Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

La vision orientale et spécialement japonaise de l'amitié s'exprime par la notion d'amae. C'est pour cela que l'amitié est aussi vécue et utilisée dans la dynamique d'entreprise (voir les articles connexes "Toyota", esprit d'équipe, etc.).

En Islam [modifier]

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Le prophète de l'islam Mohammed (qpssl)a dit il y a 14 siécles:" Alarwah jonodon mojannada ma taarafa minha iitalafa wama tankara minha ikhtalafa".Son meilleur ami et compagnon était Abu Bakr Assidik.Pour Islam,l'amitié est une des clés du bonheur.Dans le Coran,il est écrit :"aime ton prochain plus que toi-même"

Approche ethnolinguistique [modifier]

  • Bien que le terme concerne initialement des individus (au moins deux), il est parfois utilisé dans un but politique à propos d'états ou de peuples (exemple : « l'amitié franco-allemande »), pouvant en ce cas signifier une affinité ou une complémentarité entre les peuples.
  • Cette considération initiale prend toute sa dimension culturelle au plan ethnologique : les langues orientales soulignent de manière particulière, en effet, la relation entre deux personnes (voir duel)
  • Le grammairien suggère d'ailleurs que la proximité affective du « nous deux » est trompeuse : ainsi, l'amitié, la sympathie, ne se limiterait pas au couple d'individus dans l'amour ou l'amitié, mais pourrait concerner le fonctionnement humain de ces cultures.
  • C'est du moins ce que suggère la considération élargie des langues orientales : on ne peut évoquer le duel sans en souligner l'importance fondamentale en extrême-Orient, des points de vues culturel, industriel et religieux (voir Yin-Yang).

Approche socioéconomique et « amitiés entre les peuples » [modifier]

Gravure de William Blake représentant métaphoriquement l'Europe soutenue par l'Afrique et l'Amérique (1796), illustrant un ouvrage de John Gabriel Stedman racontant une expédition de 5 ans (1772 à 1777) au Guyana contre les esclaves noirs révoltés du Surinam Cette image sensuelle loin d'évoquer la violence des répressions contre les esclaves, appelle un idéal d'amitié entre les peuples, mais son titre montre aussi la conscience de la dépendance économique de l'Europe à l'égard des ressources de ces deux continents
Gravure de William Blake représentant métaphoriquement l'Europe soutenue par l'Afrique et l'Amérique (1796), illustrant un ouvrage de John Gabriel Stedman racontant une expédition de 5 ans (1772 à 1777) au Guyana contre les esclaves noirs révoltés du Surinam [7]Cette image sensuelle loin d'évoquer la violence des répressions contre les esclaves, appelle un idéal d'amitié entre les peuples, mais son titre montre aussi la conscience de la dépendance économique de l'Europe à l'égard des ressources de ces deux continents

L'amitié entre les peuples est souvent évoquée - depuis le XIXe siècle surtout - dans le cadre d'alliances politiques, militaires, commerciales ou économiques, que dans des contexte plus altruistes. Elle est par exemple portée par des organisations caritatives, des ONG (médecins sans frontières, vétérinaires sans frontière...), des associations de migrants, des institutions telle que l'ONU, l'UNESCO, ou par les églises missionnaires. La création de l'Union Européenne a d'abord eu une base économique, et vise toujours explicitement le développement de sa compétitivité", mais les échanges d'étudiants (programme Erasmus) évoquent cette notion, qui était aussi au cœur de l'internationale socialiste et du projet d'internationale communiste, non sans ambiguïtés parfois.

  • Du point de vue asiatique, les relations humaines est si importante au cœur de l’économie qu’il existe un mot pour la désigner au Japon  : nemawashi.
  • D’un point de vue purement scientifique, faisant abstraction de réalités culturelles contraires et ci-avant précisées, on peut dire que « l’amitié (entre tout ou partie de la population) consiste à développer ce que nous avons en commun (pour tout ou partie de la population) ». La théorie des ensembles peut l'illustrer comme la partie commune à deux points de vues de manière circonstanciée par rapport à l’évolution groupale (voir "Méthode 2rh"[2]). À partir de ce modèle, l’ambition d’établir un lien formel vers la démarche économique et culturelle suppose d’intégrer les aspects systémiques du fonctionnement culturel.

L'amitié entre les peuples ne s'adresse pas qu'aux relations entre pays, mais aussi entre individus d'origines différentes dans un même pays, ainsi le sigle MRAP signifie-t-il en France : Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples.

Approche politique [modifier]

Hannah Arendt rappelle (citation trouvée dans Politique autrement), que l'amitié est fondamentalement politique: Nous avons coutume aujourd’hui de ne voir dans l’amitié qu’un phénomène de l’intimité, où les amis s’ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences. Rousseau, et non Lessing, est le meilleur représentant de cette conception conforme à l’aliénation de l’individu moderne qui ne peut se révéler vraiment qu’à l’écart de toute vie publique, dans l’intimité et le face à face. Ainsi nous est-il difficile de comprendre l’importance politique de l’amitié. Lorsque, par exemple, nous lisons chez Aristote que la philia, l’amitié entre citoyens, est l’une des conditions fondamentales du bien-être commun, nous avons tendance à croire qu’il parle seulement de l’absence de factions et de guerre civile au sein de la cité. Mais pour les Grecs, l’essence de l’amitié consistait dans le discours. Ils soutenaient que seul un “parler-ensemble” constant unissait les citoyens en une polis. Avec le dialogue se manifeste l’importance politique de l’amitié, et de son humanité propre. Le dialogue (à la différence des conversations intimes où les âmes individuelles parlent d’elles-mêmes), si imprégné qu’il puisse être du plaisir pris à la présence de l’ami, se soucie du monde commun, qui reste inhumain en un sens très littéral, tant que des hommes n’en débattent pas constamment. Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue. Quelque intensément que les choses du monde nous affectent, quelque profondément qu’elles puissent nous émouvoir et nous stimuler, elles ne deviennent humaines pour nous qu’au moment où nous pouvons en débattre avec nos semblables. Tout ce qui ne peut devenir objet de dialogue peut bien être sublime, horrible ou mystérieux, voire trouver voix humaine à travers laquelle résonner dans le monde, mais ce n’est pas vraiment humain. Nous humanisons ce qui se passe dans le monde et en nous en en parlant, et, dans ce parler, nous apprenons à être humains. Cette humanité qui se réalise dans les conversations de l’amitié, les Grecs l’appelaient philanthropia, “amour de l’homme”, parce qu’elle se manifeste en une disposition à partager le monde avec d’autres hommes. [8]

Approche socioculturelle [modifier]

  • Le fonctionnement socio-économique ci-avant défini peut sembler « idéal ».

La mondialisation a accru la compétition entre les économies et les pays, ainsi que les inégalités. Dans le même temps les forums sociaux et diverses ONG continuent à porter l'idée d'amitié entre les peuples.

Approche historique [modifier]

Evoquer l’amitié des peuples sous l’angle ethno-sociologique ne suffit pas à rendre compte de la réalité des faits. Ainsi, l’importance de l’amitié, au cœur du processus de construction européen, a-t-elle été ratifiée par traité entre Français et Allemands, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (voir Traité de l'Élysée).

AMOUR? [modifier]

  • Et si l'amitié était source d'amour? L'amitié Homme femme illustre bien ces propos. Souvent l'homme d'ailleurs, attiré par la femme qu'il considère amie, pense, voire même imagine, que celle ci peut devenir son âme-soeur...
  • Erreur ! Elle ne le considère que comme un ami. Et, c'est de ce point de départ que l'amitié, se transforme en amour ; car l'homme, est attiré par ce besoin d'amour (parfois amour qu'il n'éprouve pas).
    • L'amitié, peut être une source d'amour, qui n'aboutit qu'à de très rares occasions. C'est pour cela, que la timidité est si présente notamment chez les jeunes gens. Ils ne veulent pas avoir d'amis réels (se tournant même vers le virtuel), et donc ne se créent pas de liens d'amitiés.
    • Ils n'ont pas tort, dans le sens ou, si cette amitié se transforme en amour alors, le pire peut arriver, et ce sentiment d'amour se transforme en haine...

Voir aussi [modifier]


Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. En français d'aujourd'hui : Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : «Parce que c'était lui, parce que c'était moi. Montaigne, De l'Amitié
  2. en français d'aujourd'hui : à notre première rencontre, qui fut par hasard en une grande fête et compagnie de ville, nous nous trouvâmes si pris, si connus, si obligés entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l'un à l'autre. Il écrivit une satyre latine excellente, qui est publiée, par laquelle il excuse et explique la précipitation de notre intelligence [notre entente], si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé (car nous étions tous deux hommes faits, et lui de quelques années de plus) [Montaigne avait alors 25 ans, La Boétie 28], elle n'avait point à perdre de temps et à se régler au patron des amitiés molles et régulières, auxquelles il faut tant de précautions de longue et préalable conversation. Celle-ci n'a point d'autre idée que d'elle-même, et ne se peut rapporter qu'à soi. Ce n'est pas une spéciale considération, ni deux, ni trois, ni quatre, ni mille : c'est je ne sais quelle quintessence de tout ce mélange, qui, ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne; qui, ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne, d'une faim, d'une concurrence pareille. Je dis perdre, à la vérité, ne nous réservant rien qui nous fût propre, ni qui fût ou sien, ou mien. Montaigne, De l'Amitié
  3. voir ce texte où Augustin, prolonge Heidegger
  4. Axel Honneth, Integrität und Missachtung, Merkur, 501, 1993, pp. 1043-1054. Une traduction française dans Intégrité et mépris : Principes d’une morale de la reconnaissance, in Recherches sociologiques, Volume XXX, numéro 2, 1999. Cette traduction se retrouve également ici en lignes en extraits chez Pierre Ansay
  5. A.Honneth, op. cit.
  6. Ibidem
  7. Five Years' Expedition against the Revolted Negroes of Surinam in Guiana on the Wild Coast of South America; from the Year 1772 to 1777. . . 2 vols
  8. Hannah ARENDT, Vies politiques, Gallimard, Paris, 1974, pp. 34-35

February 09

Les bisous....une gourmandise!!!


Gourmandise !


Quand on pense à ces pauvres homards,
ces petites bêtes qu'on plonge vivantes
dans de l'eau déjà bouillante...

Et les huîtres ?
Comment peut-on oser
les avaler sans les avoir cuisinées ?

Moi, la seule chose que j'aime manger vivante,
crue et bien gigotante...

Savez-vous ce que c'est ?
L'avez-vous deviné ?
Vous ne trouvez pas ?

 

Ce sont... les bisous !
 


Les bisous, il faut bien les déguster.
On pose d'abord ses lèvres dessus pour goûter
Puis on explore leurs subtiles saveurs.
On les fait tourner en bouche comme une liqueur.
On peut les accommoder à toutes les recettes
Certaines sont connues et d'autres secrètes.
Il y a les bisous salés, les sucrés,
Les bisous amers et même les flambés.
Avec un trait d'alcool, ils font tourner la tête.
D'autres sont baveux comme les omelettes.
Il y en a des bruyants
Qui craquent sous la dent
Certains doivent fondre sur la langue comme du chocolat
D'autres s'avalent gloutonnement... j'vous dis qu'ça !
Ils peuvent être apéritif, entrée,
Plat consistant, dessert ou pause-café.
Ils se mangent chaud ou froid et en tous lieux
Mais ceux qu'on vole sont les plus fameux !
Seulement, je dois vous informer.
Quand on a commencé, on ne peut plus s'arrêter.
Ils ne rassasient jamais; du matin au soir, il nous en faut
Mais dans ce cas, la gourmandise est un bien agréable défaut !

Je souhaite que quelqu'un pensera aujourd'hui
à t'en offrir un... salé, sucré ou flambé !

December 23

Archanges,Anges,Chérubins et Séraphins...

Archanges

Un archange est un chef d'ange réservés aux nouvelles de plus haute importance comme l'Annonciation ou comme chef des armées,(Apocalypse 12.7). Dans la Bible, il n'est parlé que d'un seul archange, Michel (ou Michaël = Qui est comme Dieu?), mais Daniel 10.13 nous permet de penser qu'il y en a d'autres.

La tradition catholique reconnait quant à elle 3 archanges, Michel le protecteur, Raphaël le guerriseur et Gabriel l'annonciateur.

Le livre apocryphe de Tobie nous donne une information qui n'est pas sans intérêt : "Je suis Raphaël, l'un des 7 anges qui se tiennent devant la gloire du Seigneur et pénètrent en sa présence" (12.15 ; cf Apoc 8.2).

Le terme archange ne se trouve que 2 fois dans le Nouveau Testament :

  • Michel מיכאל

(celui qui chassa Satan dans l'apocalypse),Jude 9 : "Michel l'archange" ; 1 Thessaloniciens 4.16 : une voix d'Archange : une voix de chef d'armée ;

  • Raphaël, רפאל

(qui apparait dans le livre de Tobie; c'est lui qui indique à Tobit l'existence de 7 archanges)

Par la suite, certaines traditions ésotériques donnèrent les noms suivants aux autres archanges :

  • Raguel,
  • Saraquaël,
  • Rémiel,
  • Sealtiel,
  • Uriel,
  • Jehudiel,
  • Barachiel,
  • Tsadqiel,
  • Métatron.

Chérubins

Article détaillé : Chérubin.

Également appelés kéroubim ou autres variantes. L'imagerie populaire les représente sous les traits de bébés ailés. Toutefois, la Bible donne aux chérubins une position élevée différentes des séraphins. D'après le livre de la Genèse, Les chérubins furent postés avec « la lame flamboyante d’une épée » après le péché d’Adam pour interdire à l’homme l’accès « à l’arbre de vie » qui était au milieu du jardin d'Éden. Chez les israélites de l'Antiquité, sur le couvercle de l'Arche d'alliance étaient montés deux chérubins en or se faisant face à chaque extrémité du couvercle, la tête inclinée et les ailes déployées vers le haut, couvrant l’Arche.

Lucifer (ange de lumière) avant de devenir Satan (ange rebelle) n'est autre qu'un chérubin. Jadis il avait pour mission de protéger les humains (Ez 28.14),

Séraphins

De l'hébreu seraphim ou sarafim (du mot saraf signifiant tour à tour « brasier », « enduire de résine », « dragon »), l'opinion des biblistes diverge quant à la signification de ce mot, qui signifierait « les brûlants ». Ces puissantes créatures célestes sont des anges occupant une position très élevée dans l'organisation de Dieu, puisqu'ils servent près du trône. Certains les associeraient même aux Dragons de la tradition orientale, gardiens de l'enseignement du Bouddha, ces mêmes dragons que l'Église a mis tant d'acharnement à diaboliser.

La description des séraphins pourvus de pieds, de trois paires d'ailes, etc. doit être comprise comme étant symbolique. Leurs ressemblances avec des créatures terrestres représentent simplement leur capacité ou leur fonctions, tout comme Dieu parle souvent de lui comme ayant des yeux, des oreilles et d'autres caractéristiques humaines. Montrant qu'aucun homme ne connaît l'apparence de Dieu. (Premier livre de Jean 3:2)
Dans ses visions consignées dans l'apocalypse, Le prophète (Apocalypse 4:6-8) décrit les séraphins comme ayant l'apparence d'animaux.
On trouvera des traces intéressantes de cet anthropomorphisme dans la littérature kabbalistique avec le Shiour Qomah, ce qui a conduit ultérieurement à la mise à l'index de ce genre d'ouvrage.
Ainsi beaucoup d'ouvrages religieux ou mystiques, souvent d'inspiration chamanique (Hildegarde de Bingen, Swedenborg, et bien d'autres innombrables et méconnus...), acceptent l'existence et la description physique d'entités, de dieux et déesses dont le spectacle visuel constitue l'essence de ce genre d'expérience personnelle.

Aux yeux des autorités cléricales, quelles qu'elles soient, l'extravagance de tels spectacles visuels et l'intensité symbolique et émotionnelle qu'ils apportent, susceptibles d'être accessibles à n'importe quelle personne, ont dû être perçus comme légèrement subversifs vis-à-vis des travaux de théologie et des structures religieuses de telle ou telle époque, telle ou telle région.

Ainsi beaucoup de textes relatant de telles expériences sont aujourd'hui commentés ceci est à prendre au niveau symbolique. Ce fut également le cas du livre d'angéologie SepherHaRazim, renormalisé en SepherRaziel. Ce fut également le cas du témoignage de Bernadette Soubirous, simple paysanne qui aurait vu une mystérieuse Immaculée Conception. Et bien d'autres phénomènes surnaturels qui, de facto, devaient remplir des formulaires administratifs pour avoir le droit de se manifester et de parler au Monde.

Pour les références concernant les sarafim, le Shiour Qomah, le SepherHaRazim et le reste, voir l'ouvrage « Vie mystique et kabbale pratique » de George Lahy, dit Virya. Y sont exposés les chœurs d'anges en littérature prékabbalistique (système des hekhaloth), différents de la Shemamphorash à neuf chœurs d'anges.

Les séraphins sont sans cesse en présence de Dieu pour le louer et l'adorer. Leur tâches consistent également à purifier le peuple de Dieu de son péché, cette purification étant faite a priori sur la base du sacrifice de Jésus Christ, puisque les séraphins existaient bien avant l'affaire non-élucidée du crucifié de Nazareth.

Anges gardiens

Pour les articles homonymes, voir Ange-Gardien. 

Les archanges

Art religieux et dévotions populaires
©Professeur Robert Derome
Département d'histoire de l'art, Université du Québec à Montréal.


Les archanges.

Les archanges sont les plus importants au point de vue iconographique bien qu'ils se trouvent au bas de la hiérarchie des anges. Les théologiens en comptent sept. Le suffixe el dans leurs noms signifie Dieu.

On rencontre rarement le cycle complet des sept archanges, car le Concile de Latran limite en 746 leur culte aux trois premiers : Michel le chef de la Milice céleste, Gabriel le messager envoyé à la Vierge ou à d'autres personnages, et Raphaël le compagnon de Tobie lui servant de gardien et de médecin.. Les quatre autres sont Uriel, Jehudiel (aussi nommé Jophiel), Barachiel (aussi nommé Malthiel), Sealtiel (aussi nommé Zeadkiel).

On adjoint ou on substitue à ces sept noms d'archanges ceux de Raziel, qui expulsa Adam du Paradis, et de Peliel ou parfois Gamael, chef des Principautés, qui lutta contre Jacob et consola Jésus au Jardin des Oliviers (cat. 11).


Michel.

Michel vient de l'hébreux Mika'el et signifie « Qui est comme Dieu ». En fait, il s'agit du cri de ralliement des anges qui, avec Michel à leur tête, vainquirent Lucifer et ses Anges rebelles. C'est donc tout naturellement que l'archange fut choisi par les Juifs comme protecteur d'Israël, puis devint celui de l'Église romaine et de son pontife. Dans l'Apocalypse, Michel sauve la femme qui vient d'accoucher, symbole de la Vierge et de l'Église. Il est aussi le psychopompe, conducteur des morts dont il pèsera les âmes au jour du Jugement. C'est le plus populaire des archanges.

La section consacrée aux Dévotions populaires présente d'autres iconographies de saint Michel : soit en psychopompe, le peseur d'âmes du Jugement dernier tenant de sa main gauche la balance et, sur son épaule droite, l'épée ondulée qui sert à séparer les bons des mauvais à l'entrée du Paradis ; soit en guerrier, en tant que défenseur de l'ultramontanisme français. Enfin, un chapelet et une médaille de la confrérie de saint Michel y rappellent l'important centre de pèlerinage du Mont-Saint-Michel.